Four (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XI e siècle, forn. Issu du latin furnus, « (à pain) ».
1. Ouvrage de maçonnerie voûté, comportant une ouverture à l'avant, dans lequel on fait cuire le pain, la pâtisserie, etc. Un de boulanger. Mettre le pain au . La bouche, la gueule, la voûte, le cul d'un . Cul-de-four, voir ce mot.

Four banal, que le seigneur d'un village mettait à la disposition des habitants pour y cuire leur pain, moyennant une faible redevance
Par méton. Lieu, bâtiment où se trouve cet ouvrage. Aller au . Revenir du . Expr. proverbiale. On ne peut être à la fois au et au moulin, on ne saurait s'occuper en même temps de choses très différentes. Expr. fam. Il fait chaud comme dans un , il fait noir comme dans un . Ouvrir une bouche grande comme un . Fig. Avoir quelque chose au , avoir une affaire en train, un travail en cours, ou n'être pas disponible. Vieilli. Ce n'est pas pour vous que le chauffe, ce n'est pas vous qui bénéficierez de ce qui se prépare.
2. Partie close d'une cuisinière, ou appareil indépendant, qui sert à la cuisson des aliments. Un à bois, à gaz. Four électrique. Four à micro-ondes. Retirer le rôti du .
3. Pièce de (vieilli), gâteau ou autre pièce de pâtisserie qui se cuit au . Par méton. Petit , petite pièce de pâtisserie. Commander des petits s pour un buffet, une réception.
4. Appareil, dispositif, enceinte où certaines matières sont transformées en produits d'usage sous l'effet de la chaleur. Four à coke. Four à plâtre. Four à chaux (on disait aussi Chaufour ). Four à briques. Four de potier, de verrier. Four solaire, dispositif permettant de concentrer les rayons solaires pour obtenir des températures très élevées. Four Martin, destiné à l'affinage de la fonte. Four à arc électrique, utilisé pour la fabrication d'aciers spéciaux. Par ext. Four crématoire, voir . Par anal. Four à cristaux, cavité tapissée de cristal de roche.
5. Loc. fam. Faire , faire un , se disait autrefois des comédiens lorsqu'ils renvoyaient les spectateurs, après avoir éteint les chandelles, parce qu'ils n'avaient pas assez de monde pour couvrir leurs frais. Faire un se dit aujourd'hui d'un spectacle, d'un acteur, d'une entreprise qui n'a obtenu aucun succès. Cette pièce a fait un ou, par méton., est un .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Ouvrage de maçonnerie voûté en rond, avec une seule ouverture par-devant, et dans lequel on fait cuire, grâce à la chaleur concentrée, le pain, la pâtisserie, etc. "Le d'un boulanger, d'un pâtissier. La bouche, la gueule du . Mettre le pain au . Chauffer le . Faire sécher des fruits au . Des raisins cuits au ."
Il sert aussi à désigner la Partie d'un neau autour de laquelle circule la flamme du foyer et où l'on fait cuire les viandes, les pâtisseries.
"Pièce de ," Gâteau ou autre pièce de pâtisserie qui se cuit au .
"Petits s," Sorte de pâtisserie légère qu'on sert soit à la fin d'un repas, soit au cours d'une matinée, d'une soirée, etc.
"Four de campagne," Espèce de portatif, fait ordinairement de cuivre rouge.
"Four électrique," Appareil employé dans les laboratoires pour chauffer à haute température par un courant électrique. On le dit aussi d'un Appareil analogue utilisé pour la cuisine.
"Four crématoire." Voyez CRÉMATOIRE.
Fam., "Il y fait chaud comme dans un ," se dit d'un Lieu où il fait extrêmement chaud. "Il y fait noir comme dans un ," se dit d'un Lieu très obscur.
Fig. et fam., "Ce n'est pas pour vous que le chauffe," Ce n'est pas pour vous que telle chose est préparée.
Il se prenait aussi pour le Lieu où était le et où se rendaient ceux qui voulaient cuire. "Aller au . Revenir du ."
Il se dit également des Lieux voûtés et ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, le plâtre, la brique, la tuile, etc. "Four à chaux, à plâtre, à brique. Four de verrerie."
Fam., "Faire ," se dit d'une Pièce de théâtre, d'un livre qui n'obtient aucun succès; d'une Entreprise qui échoue et aussi d'une Personne qui ne réussit pas. "Sa pièce fit ; elle fit un complet. C'est un noir. Cet auteur a plusieurs s à son actif." Il est familier.



1ère définition d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Ouvrage de maçonnerie rond et voûté, où l'on fait cuire le pain. Chauffer le .
SÉGUR: « Chaque jour il allait visiter les s, goûter le pain, et s'assurer de la régularité de toutes les distributions »
    Four banal, auquel les habitants d'une certaine circonscription étaient obligés d'envoyer cuire leur pain sans pouvoir le faire cuire chez eux.
    Donner le trop chaud à du pain, à de la pâtisserie, mettre cuire le pain ou la pâtisserie dans un trop chauffé.
    Four de campagne, portatif.
    En un autre sens. Four de campagne, ustensile de ménage, espèce de couvercle en tôle, à double rebord, dont l'un, plus creux, emboîte le plat, et dont l'autre reçoit des charbons allumés ; ce couvercle se met sur les casseroles ou plats de cuivre pour les envelopper de chaleur comme dans un .
    Pièce de , gâteau et autre pièce de pâtisserie cuite au .
J. J. ROUSS.: « Du laitage, quelque pièce de »
    Petits s, sorte de petite pâtisserie légère pour desserts, pour soirées, etc.
    Familièrement. Il y fait chaud comme dans un , et, absolument, c'est un véritable , se dit d'un endroit où il fait une très grande chaleur.
    Il y fait noir comme dans un , on y voit comme dans un , se dit d'un lieu très obscur.
    Elle est grande comme un , se dit d'une bouche très fendue.
SCARR.: « .... En ouvrant la bouche aussi grande qu'un , à force de bâiller »

 2   L'endroit où est le . Aller au .

 3   Lieux voûtés et ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, le plâtre, etc.
    Four à poulet, endroit clos où l'on entretient une température constante, suffisante pour faire éclore les oeufs.
VOLT.: « J'ai vu les pyramides et n'en ai point été émerveillé ; j'aime mieux les s à poulets, dont l'invention est, dit-on, aussi ancienne que les pyramides »

 4   Coffre en tôle fermé par une porte, placé au-dessus du foyer d'un poêle.

 5   Cul de , espèce de voûte cintrée en élévation dont le plan est ovale ou circulaire.

 6   Fours à cristaux, cavités tapissées de cristal de roche, dans les Alpes.

 7   Ancien terme de marine. Petit retranchement fait en arrière de la soute aux poudres, et justement dans les façons qui sont formées par les cats, JAL.

 8   Terme de théâtre. Faire , se disait des comédiens qui refusaient de jouer et renvoyaient les spectateurs quand la recette ne couvrait pas les frais.
    Aujourd'hui, se dit d'un comédien ou de tout autre qui échoue, d'un livre, d'une entreprise qui ne réussit pas.
    On dit dans le même sens : C'est un ; on ne s'attendait pas à un aussi complet.

 9   Four s'est dit aussi des loges du cintre d'un théâtre, qui ont en effet la forme d'un .

PROVERBES
    Vous viendrez cuire à mon , c'est-à-dire vous aurez besoin de moi, et je me vengerai.
    Ce n'est pas pour vous que le chauffe, c'est-à-dire la chose, l'affaire n'est pas pour vous.
SÉV.: « On dit que cette Voisine mettait dans un tous les petits enfants dont elle faisait avorter ; et M. de Coulanges, comme vous pouvez penser, ne manque pas de dire, en parlant de la Tingry [dame soupçonnée de se faire avorter], que c'était pour elle que le chauffait »
    On ne peut pas être à la fois au et au moulin.

REMARQUE
    Four dans le sens de chute complète au théâtre : Rochefort, dans ses Souvenirs d'un vaudevilliste, à l'article THÉAULON, attribue l'origine de cette expression à ce que cet auteur comique avait voulu faire éclore des poulets dans des s à la manière des anciens Egyptiens, et que son père, s'étant chargé de surveiller l'opération, n'avait réussi qu'à avoir des oeufs durs. C'est depuis cet incident burlesque, ajoute-t-il, que les auteurs disent qu'une pièce fait quand elle éprouve une chute complète. Cette origine n'est pas exacte, puisque l'expression dans le sens ancien est antérieure à Théaulon. Il est possible qu'elle ait été remise à la mode depuis quelques années et avec un sens nouveau, qui peut avoir été déterminé par le de Théaulon, mais c'est ailleurs qu'il faut en chercher l'explication : les comédiens, refusant de jouer et renvoyant les spectateurs, c'est là le sens primitif, faisaient , c'est-à-dire rendaient la salle aussi noire qu'un .

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. CCXXIV: Les treis enfanz tout en un forn ardent
    XIIIème siècle
BEAUMAN.: « Fours, quant il vient en pris, doit estre prisiés en le [la] maniere que nos deismes dessus des edefices ; car c'est edefices »
    XIVème siècle
     Guesclin. 20215: [Il] Mina moult fierement le mur anciseour [ancien], Qu'un trou y fist plus grant que la gueule d'un
H. DE MONDEVILLE: « Le du cors [clibanus corporis], c'est l'estomac »
    XVème siècle
FROISS.: « Et descendoit si grant chaleur du ciel, que proprement il estoit avis à ceux qui estoient en leurs armures, qu'ils fussent en un »
LEROUX DE LINCY: « Au et au moulin oyt l'en les nouvelles »
     Les 15 joyes du mariage, p. 124: J'ai veu qu'il pleuvoit et gresloit et faisoit noir comme en ung , que le pouvre homme venoit tout à pié, affin qu'il ne fust aperceu
EUST. DESCH.: « Les fous à estas elever, Les saiges laisser en destour, Les vaillans mettre au cul du , Faire inimisté et deraison.... »
    XVIème siècle
D'AUB.: « Cet effort inutile à ce qu'il pensoit, lui donna ce qu'il n'esperoit point, assavoir les s que les nostres faisoient pour faire sauter la contr'escarpe et le logement qui estoit dessus »
PARÉ: « Four de reverberation.... s secrets des philosophes, oeuf des philosophes, cornue.... »
RABEL.: « À faire la gueule d'un sont trois pierres necessaires »
PALSGR.: « La bonne femme ne sercheroyt jamais sa fille au , si elle n'y eust esté paravant elle-mesmes »
     Lett. de Louis XII, t. I, p. 195, dans LACURNE: Pensez que, s'il y a rompture, vous serez [Marguerite de Valois] la premiere qui en portera la paste au et qui en aura plus de dommage
LEROUX DE LINCY: « À pauvres gens la paste gele au »

ÉTYMOLOGIE
    Bourguign. for ; normand, foui (Orne) ; provenç. forn ; espagn. horno ; ital. forno ; du latin furnus, que les étymologistes rapprochent de formus, chaud, du grec et du sanscrit gharma.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 


Anciennement, nom, à Paris, de lieux servant à enfermer les gens sans aveu qui battaient le pavé et qui, une fois enfermés, étaient enrôlés de force : ces s, de l'invention de M. d'Argenson, étaient en très grand nombre.
DANCOURT: « Je me donne au diable, il me prend envie de faire un de notre appartement ; autant de gens qu'il y viendra, je vous les enrôle »

ÉTYMOLOGIE
    Four est ici l'analogue de dans Four-l'Évêque, Four-aux-Dames. Ces s étaient des prisons annexées à certains tribunaux ; le nom en vient de forum, tribunal.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Ouvrage de maçonnerie voûté en rond, avec une seule ouverture par devant, et dans lequel on fait cuire le pain, la pâtisserie, etc. "Four banal. Four à ban. Le d'un boulanger, d'un pâtissier. La bouche, la gueule du . L'air du . Mettre le pain au . Chauffer le . Faire sécher des fruits au . Des raisins cuits au ."
"Four de campagne," Espèce de portatif, fait ordinairement de cuivre rouge.
"Pièce de ," Gâteau ou autre pièce de pâtisserie qui se cuit au .
"Donner le trop chaud à du pain, à de la pâtisserie," Mettre cuire le pain ou des pâtisseries dans un qui a été trop chauffé.
Prov. et pop., "Il y fait chaud comme dans un ," se dit D'un lieu où il fait extrêmement chaud. "Il y fait noir comme dans un ," se dit D'un lieu très-obscur.
Prov. et fig., "Ce n'est pas pour vous que le chauffe," Ce n'est pas pour vous que telle chose est préparée.
Prov., fig. et par menace, "Vous viendrez cuire à mon ," Vous aurez quelque jour besoin de moi, et je trouverai l'occasion de me venger.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se prend aussi pour Le lieu où est le , et où se rendent ceux qui veulent cuire. "Aller au . Revenir du ."
Il se dit également Des lieux voûtés et ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, le plâtre, la brique, la tuile, etc. "Four à chaux, à plâtre, à brique. Four de verrerie."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se disait autrefois Du lieu où l'on cachait ceux que l'on enrôlait par force. "Il a été deux jours dans un , et il s'est sauvé."
Fam., "Faire ," se disait autrefois Des comédiens, lorsque, au lieu de jouer, ils renvoyaient les spectateurs, parce qu'ils n'avaient pas assez de monde pour couvrir leurs frais.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Lieu voûté en rond, avec un seule ouverture pardevant, et destiné pour y faire cuire le pain, la pâtisserie, etc. "Four banal. Four à ban. La bouche du . Mettre le pain au four. Chauffer le . Faire sécher des fruits au . Des raisins cuits au . Four de campagne, ou portatif. La gueule du ."
On appelle "Pièce de ," Un gâteau et autres pièces de pâtisserie.
On dit proverbialement et populairement d'Un lieu où il fait extrêmement chaud, qu'"Il y fait chaud comme dans un ;" et d'Un lieu obscur, qu'"Il y fait noir comme dans un ."
On dit proverbialement, "Ce n'est pas pour vous que le chauffe," pour dire, Ce n'est pas pour vous qu'une telle chose est destinée.
Et on dit proverbialem. et populairement, par forme de menace, à une personne dont on est mécontent, "Vous viendrez cuire à mon ," pour dire, Vous aurez besoin de moi, et j'aurai occasion de me venger.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Four, se prend aussi pour Tout le lieu où est le , et où se vont rendre ceux qui veulent cuire. "Aller au four, revenir du "



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Four, se dit aussi Des lieux voûtés et ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, la brique, le plâtre, la tuile, etc. "Four à chaux, à brique, à plâtre. Four de verrerie."
On appelle aussi "Four," Le lieu où l'on cache ceux que l'on enrôle par force. "Il a été deux jours dans un , et il s'est sauvé."
On dit familièrem. Des Comédiens, qu'"Ils font ," pour dire, qu'Ils renvoient les gens, parce qu'ils n'ont pas assez de monde pour jouer.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Lieu voûté en rond, avec une seule ouverture par devant, & destiné pour y faire cuire le pain, la pâtisserie, &c. "Four banal. Four à ban. La bouche du . Mettre le pain au . Chauffer le . Faire secher des fruits au . Des raisins cuits au . Four de campagne, ou portatif."
On appelle "Pièce de ," Un gâteau & autres pièces de pâtisserie.
On dit prov. & popul. d'Un lieu où il fait extrêmement chaud, qu'"Il y fait chaud comme dans un ." Et d'Un lieu obscur, qu'"Il y fait noir comme dans un ."
On dit proverbialement, "Ce n'est pas pour vous que le chauffe," pour dire, Ce n'est pas pour vous qu'une telle chose est destinée.
Et on dit proverbialement & populairement, par forme de menace, à une personne dont on est mécontent, "Vous viendrez cuire à mon ," pour dire, Vous aurez besoin de moi, & j'aurai occasion de me venger.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se prend aussi pour tout le lieu où est le , & où se vont rendre ceux qui veulent cuire. "Aller au . Revenir du ."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi Des lieux voûtés & ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, la brique, le plâtre, la tuile, &c. "Four à chaux, à brique, à plâtre. Four de verrerie."
On appelle aussi "Four," Le lieu où l'on cache ceux que l'on enrôle par force. "Il a été deux jours dans un , & il s'est sauvé."
On dit Des Comédiens, qu'"Ils font ," pour dire, qu'Ils renvoient les gens, parce qu'ils n'ont pas assez de monde pour jouer.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

[Monosyllabe: on prononce l'"r" finale.] Lieu voûté en rond avec une seule ouvertûre par devant, où l'on fait cuire le pain, la pâtisserie. = "Pièce de ", gâteau, tourte, etc. on ne le dit point du pain. = "Four" se dit aussi du lieu où est "le " à cuir du pain. Aller "au ", revenir "du ". = Il se dit encôre des lieux voutés et ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, la brique, le plâtre. = Lieu où l'on cache ceux qu'on enrôle par force.
   On dit, "proverbialement", d'un lieu où il fait extrêmement chaud, qu'il y fait "chaud comme dans un ", et d'un lieu fort obscur, qu'il y fait "noir comme dans un ". Voy. CHAUFER.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Lieu vouté en rond, avec une seule ouverture pardevant, & destiné pour y faire cuire le pain, la pastisserie, &c. "Four bannal. à ban, la gueule de . mettre le pain au . chauffer le . faire secher des fruits au . des raisins cuits au ".
On appelle, "Piece de ," Un gasteau, & autres semblables pieces de pastisseries.
On dit prov. D'un lieu où il fait extremement chaud qu'"Il y fait chaud comme dans un ". Et d'un lieu fort obscur, qu'"Il y fait noir comme dans un four".
On dit prov. "Ce n'est pas pour vous que le chauffe," pour dire, Ce n'est pas pour vous qu'une telle chose est destinée. Et on dit prov. & bass. par forme de menace, à une personne qui a refusé de faire quelque plaisir qu'on luy demandoit. "Vous y viendrez cuire à nostre ".
"Four," Se prend aussi pour Tout le lieu où est le Four, & où se vont rendre ceux qui veulent cuire. "Aller au . revenir du ".
"Four," se dit aussi Des lieux voutez, & ouverts par en haut, où l'on fait cuire la chaux, la brique, le plastre, la tuile &c. "Four à chaux. à brique. à plastre. un de verrerie".




Emplacement dans le dictionnaire :

foulement
fouler
foulerie
fouloir
foulon
foulque
foultitude
foulûre
foulure

fourbaudage
fourbe
fourberie
fourbi
fourbir
fourbissage
fourbisseur
fourbu
fourbure
fourche
fourcher




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)

...le feu et à changer les boîtes de place au milieu de la cuisson. Le four avait été bâti trop petit, cinq ans auparavant, et depuis la famille n'avait jamais manqué de parler toutes les semaines du four neuf qu'il était urgent de construire, et qui en vérité devait être commencé sans plus tarder ; mais par une malchance sans cesse renouvelée, l'on oubliait à chaque voyage de faire venir le ciment né...


Citation n°2 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)

...seau percé, enfournait la deuxième cuite et venait s'asseoir sur le seuil, le menton dans ses mains, gardant à travers les heures de la nuit son inépuisable patience. à vingt pas de la maison, le four, coiffé de son petit toit de planches, faisait une tache sombre ; la porte du foyer ne fermait pas exactement et laissait passer une raie de lumière rouge ; la lisière noire du bois se rapprochait...


Citation n°3 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)

...de paraître niais. Ils se donnaient des rendez-vous tous les soirs, abritant leurs amours au hasard des logis abandonnés, se retrouvant dans les écuries éloignées des maisons, dans les chambres à four où flottait une odeur de pain chaud. Ils s'aimaient dans les greniers bourrés de foin sec et craquant, et la femme le serrait dans ses bras à le briser, prise d'un coup de passion pareil à une...


Citation n°4 de Joris-Karl HUYSMANS (À rebours)

...froid humide des brouillards, au ruissellement des pluies, succéda une chaleur torride, une atmosphère d'une lourdeur atroce. Attisé comme par de furieux ringards, le soleil s'ouvrit, en gueule de four, dardant une lumière presque blanche qui brûlait la vue ; une poussière de flammes s'éleva des routes calcinées, grillant les arbres secs, rissolant les gazons jaunis ; la réverbération des murs...


Citation n°5 de Jules LAFORGUE (L'Imitation de Notre-Dame la Lune)

...moqueur. Eh bien ? Je t'ai blessée ? Ai-je eu le sanglot faux, que tu prends cet air sot de la cruche cassée ? tout divague d'amour ; tout, du cèdre à l'hysope, sirote sa syncope ; j'ai fait un joli four. IX ton geste, houri, m'a l'air d'un memento mori qui signifie au fond : va, reste... mais, je te dirai ce que c'est, et pourquoi je pars, foi d'honnête poète français. Ton coeur a la conscience...


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